Chômage et taux d’activité : l’attractivité du marché du travail en question

L’INSEE vient d’annoncer un taux de chômage au 3e trimestre 2019 de 8,6 % de la population active en France. Un très léger rebond de +0,1 point par rapport au trimestre précédent qui ne remet pas en cause pour l’instant la tendance à la baisse observée depuis 2015. Nous restons donc sur un niveau de chômage historiquement bas.

Le nombre de chômeurs de longue durée est stable sur le trimestre (et en baisse de 0,3 point sur un an). Ainsi, il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir sur la capacité du marché du travail à intégrer les personnes les plus éloignées de l’emploi.

Pourtant, au-delà de ces bonnes nouvelles sur le front du chômage, on peut tout de même s’inquiéter de l’évolution du taux d’activité (ou taux d’emploi) puisqu’il mesure la taille du marché du travail lui-même et donc la capacité d’une économie à proposer du travail à sa population. 

Le halo autour du chômage augmente de nouveau

En France, 1,6 million de personnes souhaitent un emploi sans être considérées au chômage : elles constituent le halo autour du chômage. Ce nombre augmente de 27 000 entre les deuxième et troisième trimestres 2019 et retrouve le niveau atteint fin 2018.

 

 

Ainsi, au 3e trimestre 2019, le taux d’activité des 15-64 ans diminue de 0,3 point et tombe à 65,2 %. Une focalisation excessive sur le taux de chômage risque d’éclipser le danger d’une progression de l’inactivité, aussi problématique pour le financement du système de protection sociale qu’un chômage élevé. Le problème est particulièrement préoccupant chez les jeunes pour qui la baisse du taux d’emploi a été la plus marquée depuis un an.