Voitures électriques et écomobilité : peu d’offres d’emploi en France

Alors que le débat sur le réchauffement climatique bat son plein, Indeed s’est intéressé à la recherche d’emploi dans un secteur représentant une véritable solution pour limiter les émissions de gaz à effet de serre : l’écomobilité (ou mobilité durable), et son incarnation la plus courante, la voiture électrique.

L’intérêt des consommateurs pour la voiture électrique suggère que celle-ci pourrait bien représenter l’avenir de l’automobile et mettre en danger les constructeurs traditionnels qui n’auront pas su, pu ou voulu investir suffisamment pour se positionner sur ce créneau.

Faisons le point sur la situation en France mais également en Allemagne, premier marché automobile européen.

Des différences notables entre les deux pays

Outre Rhin, le secteur de l’automobile est traditionnellement beaucoup plus puissant qu’en France. Cela a des répercussions sur le marché du travail : il y a davantage d’intérêt pour tous les sujets liés à la mobilité durable et aux technologies afférentes, tant de la part des recruteurs que des candidats potentiels.

A contrario, en France, le niveau des offres d’emploi et les recherches effectuées par des candidats potentiels sur ces problématiques restent faibles. Dans l’hexagone, la vision reste davantage axée sur les infrastructures.

La mobilité durable en Allemagne et en France : le grand écart

Les offres d’emploi pour des postes dans la mobilité durable sont près de dix fois plus nombreuses en Allemagne (3 890 offres par million) qu’en France (415 offres par million). Cette différence n’est pas surprenante puisqu’elle doit être rapprochée de l’écart entre le nombre d’individus travaillant dans le secteur automobile dans les deux pays : 871 000 en Allemagne contre 108 000 en France en 2015, soit un peu plus de huit fois plus d’emplois automobiles en Allemagne qu’en France.

Aujourd’hui, il semblerait que les enjeux liés à la mobilité durable soient encore relativement négligés par les acteurs du secteur automobile en France. Néanmoins, investir dans l’écomobilité requiert des moyens solides et une vision claire. Beaucoup d’inconnues demeurent. Les véhicules hybrides, qui ont 20 ans d’ancienneté, arrivent seulement à maturité. L’investissement dans la technologie électrique dépend donc de la santé du secteur automobile et de sa capacité à attirer des candidats qualifiés.

Retrouvez l’analyse complète de notre économiste du Hiring Lab sur le billet Écomobilité : décollage en Allemagne, retard d’allumage en France.